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Edito : les dividendes incompris

Dividendes

De manière concomitante au record historique des 8.000 points du CAC 40, les dividendes et les rachats d’actions ont atteint des sommets élevés. Toutefois, si ces dividendes font le bonheur de la Bourse de Paris, ils sont souvent critiqués injustement par certains hommes politiques. 

Ainsi, selon Le Monde, les 38 entreprises du CAC 40 qui ont un exercice aligné sur l’année civile, ont dégagé en 2023 un cumul de bénéfices de 153,6 Mrds d’euros en hausse de 8,2%. Aussi, les dividendes sont ressortis à 67,8 Mrds d’euros (+0,4%) tandis que les programmes de rachat ont atteint 30,1 Mrds d’euros (+22,4%). 

Toutefois, cette distribution généreuse des bénéfices avec un Pay Out de près de 64%, est souvent critiquée par certains hommes politiques qui font souvent un rapprochement entre ces 100 Mrds d’euros et certaines économies souhaitées par le gouvernement ainsi que certains besoins sociaux. Or, ce raccourci est souvent erroné et injuste voire dangereux. 

En effet, les dividendes sont la rémunération des actionnaires dont le capital investi est assujetti à un risque important de pertes comme nous l’avons vu dans le cas de Casino ou d’Atos. Aussi, l’Etat et les salariés profitent également de ces dividendes quand ils sont actionnaires (ex : Renault ou Société Générale). De plus, les dividendes versés proviennent de bénéfices qui ont déjà supporté les impôts, les taxes ainsi que les charges du personnel. 

Par ailleurs, un distinguo doit être opéré entre les dividendes et le rachat d’actions. En effet, ce dernier mécanisme ne constitue pas une source directe de revenus mais plutôt une stimulation de la liquidité des titres et un montage pour la hausse mécanique du pourcentage de détention des principaux actionnaires (ex : Bolloré à Vivendi). En particulier, les actionnaires minoritaires raisonnent souvent en nombre d’actions détenues et non en pourcentage de participation dans le capital.